L’Iran a interdit l’exploitation minière informatique, qui permet notamment de produire des Bitcoins, pour une durée de quatre mois. Selon Thierry Coville, spécialiste de l’Iran à IRIS, cette décision est également politique.

L’Iran a interdit l’exploitation minière informatique – le processus qui produit des crypto-monnaies, y compris des Bitcoins – pendant quatre mois, a annoncé le président Hassan Rohani la semaine dernière, à la suite de coupures d’électricité répétées à Téhéran et dans plusieurs grandes villes en raison de surcharges du réseau. Téhéran et plusieurs villes iraniennes ont été confrontées à des coupures de courant répétées ces derniers jours, d’abord tôt puis planifiées par quartier.

Les responsables et les médias locaux ont attribué la surcharge du réseau à une combinaison de plusieurs facteurs: la sécheresse abaissant le niveau des réservoirs qui alimentent les nombreux barrages hydroélectriques du pays, des températures supérieures aux normes saisonnières entraînant une forte demande d’énergie pour la climatisation et l’extraction de crypto-monnaie.


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Une activité informatique qui s’est développée dans le pays notamment à partir de 2018, selon le spécialiste iranien et chercheur IRIS Thierry Coville, «fait face aux sanctions économiques imposées par les États-Unis». Selon le chercheur, «la banque centrale iranienne a ensuite adopté des dispositions facilitant l’utilisation des crypto-monnaies, qui dans ces cas sont considérées comme un moyen d’effectuer des transactions sans l’intervention des banques. «Si l’exploitation minière est une cause de l’augmentation de la demande d’électricité en Iran, officiellement donnée par le gouvernement, cela signifie qu’il y a une certaine utilisation de ces crypto-monnaies dans le pays», estime le chercheur.

Le président Rohani a également accusé les sociétés minières informatiques «clandestines», qui ont accès à l’électricité au tarif subventionné par l’État, de consommer six à sept fois plus d’électricité que leurs concurrents enregistrés auprès des autorités et donc de payer l’électricité au prix auquel l’Iran. .l’exporte en Irak. Mais la décision d’arrêter le minage informatique a une dimension politique, estime Thierry Coville, alors que les Iraniens sont appelés à choisir un successeur à M. Rohani le 18 juin, dans un climat de mécontentement général face à la crise économique et sociale qui frappe le pays. à travers la terre.

Selon le consultant et expert en crypto-monnaie Michel Rausch, entre 5 et 10% des activités d’extraction de bitcoins dans le monde proviennent d’Iran.

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Ref. : leparisien.fr

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